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À propos de la Cour
La
Cour d’appel de l’Ontario est située à Osgoode
Hall, un édifice historique du centre-ville de Toronto. Elle se
compose du juge en chef de l’Ontario,
du juge en chef
adjoint de l’Ontario et de 22 autres juges,
auxquels s’ajoutent à l’occasion
des juges surnuméraires. La Cour entend plus de 1 000 appels et
plus de 1 000 motions par année. Les appels sont entendus par
une formation de trois ou de cinq juges. Les motions sont généralement
entendues par un seul juge, mais environ le quart le sont par une formation
de trois juges. La Cour a compétence pour entendre les appels
en matière civile et criminelle de décisions rendues par
les deux tribunaux de première instance de l’Ontario, soit
la Cour supérieure de justice et la Cour de justice de l’Ontario.
Les appels en matière civile portent notamment sur les litiges
commerciaux et immobiliers, les plaintes pour négligence, les
litiges conjugaux et familiaux, les faillites et les réorganisations
de sociétés. La Cour doit régulièrement prendre
en compte les droits fondamentaux des Ontariennes et des Ontariens enchâssés
dans la Charte
canadienne des droits et libertés. Elle est appelée à statuer
sur des sujets aussi variés que la définition du mariage,
la portée des droits des Autochtones, l’évaluation
d’actions aux fins d’un premier appel public à l’épargne,
le droit d’obtenir des fonds du gouvernement pour le financement
de programmes destinés aux personnes défavorisées
et le règlement de différends entre propriétaires
de chalets voisins concernant les limites de propriétés.
Ainsi, la Cour d’appel peut se prononcer sur l’éventail
complet des différends qui peuvent opposer les Ontariennes et
Ontariens.
Les
affaires relevant du droit criminel comprennent le bien-fondé des
acquittements, condamnations et sentences. En plus des appels interjetés
en vertu du Code
criminel, de la Loi
sur le système de justice
pénale pour les adolescents et d’autres lois fédérales
en matière pénale, la Cour entend également
des appels sur des condamnations ou acquittements en vertu de lois provinciales
de réglementation concernant notamment la circulation routière,
la protection de l’environnement et la sécurité au
travail. La Cour peut être appelée à déterminer
si une loi ou une mesure gouvernementale viole les droits de particuliers
accusés d’infractions que leur confère la Charte
canadienne des droits et libertés. Grâce à l’apport
précieux de membres du barreau de la défense, qui se portent
volontaires pour venir en aide aux détenus qui ne sont pas représentés,
la Cour tient des audiences en personne pour les appelants qui sont détenus
et n’ont pas d’avocate ou d’avocat.

Moins de 3 pour 100 des décisions de la Cour d’appel font
l’objet d’un pourvoi devant la Cour
suprême du Canada.
Concrètement, la Cour d’appel représente donc, dans
la plupart des cas, le dernier recours dans la province.
La
construction d’Osgoode Hall, monument historique national, a commencé en
1829. Depuis, ce complexe a subi au moins 10 agrandissements, rénovations
ou restaurations. Les travaux les plus récents, qui se sont échelonnés
sur 10 ans, visaient à redonner à Osgoode Hall sa splendeur
d’origine et à moderniser son infrastructure, afin qu’il
puisse continuer de jouer son rôle de palais de justice dans l’avenir.
Entouré de verdure et situé au cœur de Toronto,
Osgoode Hall, comme tous les palais de justice, est ouvert au public.
Des visites guidées ont lieu tous les jours.
Rapport annuel
Discours à l´occasion de l´ouverture
des cour 2011
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